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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 15:14

Après Nordine Moussouni hier, voici notre entretien avec Côme Destribois. Originaire du Havre, Côme débarque à Caen en 2002 et fréquente en Arts du spectacle la promotion de la majorité des membres de notre association. Après avoir réalisé et produit deux albums pop sous le label MOJO ROCK BAND, il retrouve le chemin du cinéma en 2007. Il participe activement au film Carré d'As : roundup (que vous pourrez redécouvrir bientôt, c'est promis), se forme tout seul aux logiciels de montage et d'effets spéciaux,  et signe le clip de rap "Je vois ce que tu veux dire" du collectif No Mutik (visible ici ). Le succès est immédiat. Il passe ensuite un an aux côtés des jeunes du Chemin Vert pour les aider à concrétiser leurs projets vidéo. 

Aujourd'hui âgé de 24 ans, Côme est un membre actif de l'association Les Chevaliers du Lustre. Il a notamment participé au tournage de La Boue dans les oreilles et au montage de J'suis pas...

Entre dunes et bitume est sa première réalisation personnelle et aussi son premier film documentaire. Désireux de livrer le meilleur film possible, il a peaufiné le montage du doc jusqu'aux derniers moments. Un gage de qualité pour ce film dont on attend impatiemment la projection à la MJC du Chemin Vert.

 

Comment en es-tu venu à réaliser ce documentaire pour la MJC du Chemin Vert ?

La première fois que Nordine m’en a parlé, c’était en juin 2007. Je me rappelle que j’ai tout de suite été attiré par l’idée de la confrontation entre l’environnement des jeunes et ce que nous allions voir sur place, avec toute la réflexion qui s’en suit sur la question des origines… Mais la vérité, c est que je n’avais aucune véritable idée sur ce que j’allais trouver !

Tu as tourné à la fois en HD DV et en DV. Comment as-tu concilié ces deux supports ?

Comme j’ai pu ! Chacun avait ses avantages : par exemple, la caméra DV était plus sensible que la HD ce qui fait que paradoxalement, les images sombres étaient meilleures en DV… Et dans certains endroits, la DV, plus petite, s’imposait (dans l’avion, par exemple). Mais la majorité du doc est en HD, les images étant bien plus belles ainsi.

As-tu rencontré des problèmes technique sur le tournage ?

Oui : je me suis fait voler une de mes caméras ! Heureusement, je l’ai récupérée le jour même, j’ai d’ailleurs eu l’occasion d’apprécier « l’efficacité » de la police marocaine : quand nous sommes partis, ils giflaient généreusement les deux gamins qui avaient volé dans la salle d’interrogatoire.

Tu dis que le film s'est fait au montage. Or, j'ai cru comprendre que celui-ci avait été éprouvant jusqu'au derniers instants, notamment en raison de la masse de rushes que tu avais. Comment as-tu orienté tes choix les plus importants ?

On a vite convenu avec Nordine qu’on ne voulait pas d’un souvenir de vacances. Nous avions rencontré des gens d’un humanisme extraordinaire et il était important de relayer leurs réflexions ou leurs actions. Cependant, les jeunes de la MJC restaient le fil conducteur, avec leurs conneries, j’ai donc vite opté pour une formule où alternent des scènes graves avec des scènes plus légères, de vie quotidienne. En essayant de retranscrire l’évolution du point de vue des jeunes, leur ressenti.

Ce documentaire a été j'imagine une véritable expérience humaine, d'autant que tu n'étais encore jamais allé en plein désert marocain. A quelle distance t'es tu placé du reste du groupe ? Le sujet a-t-il évolué en cours de route ?

Comme expérience humaine, j’ai personnellement été très marqué. Cela m’a fait beaucoup de bien, une bouffée d’humanisme dans ce monde absurde. Quand au sujet, dans la mesure où je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant le départ, il a forcément évolué ! Mais je dirais que c’est surtout au moment du montage que les choses se sont vraiment mises en place. Sur le tournage, j’ai juste essayé d’être une éponge pour capter tout ce qui trainait dans l’air, les émotions, les combats, les surprises, etc… J’ai essayé de rester objectif (dans la mesure du possible), je ne voyais pas quel point de vue j’aurais pu affirmer dans mon film face à des gens qui se battent chaque jour contre des problèmes qui me dépassent ! J’ai retranscrit leur message et nos émotions. Le texte utilisé en voix-off (écrit par Djenaba, une des jeunes du Chemin Vert partis avec nous) a été précieux pour ça.

Des regrets ? Des projets ?

On a toujours des regrets, mais je ne crois pas qu’ils soient très intéressants dans notre cas. Nous avons vécu une très belle expérience de vie et ramené un beau documentaire. J’espère qu’il aura une grande écoute, car il le mérite.

Mes projets ? Me reposer ! Et repartir, j’en meurs d’envie, comme tous ceux qui sont partis avec moi. Sinon, on m’a parlé d’un projet similaire au Pérou, à suivre…En attendant, je continue de travailler avec les jeunes de l’atelier vidéo de la MJ du Chemin Vert.

 


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Commentaires

Côme tu es le Best! En tout cas,de nombreux projets en cours de réfléxions et de réalisations du coté de la Greenway Team :) Merci encore à toi Côme,Dom' et Aurélien!
Commentaire n°1 posté par Dean le 27/11/2008 à 23h25
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