Nous sommes aujourd'hui à 4 jours de la soirée
événement à la MJC du Chemin Vert. L'occasion de vous en dévoiler un peu plus sur les origines du projet Entre dunes et bitume, au travers de l'entretien que nous a accordé Nordine
Moussouni, instigateur et producteur du documentaire. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Nordine est une figure emblématique du quartier du Chemin Vert à Caen. Responsable du secteur ado de
la MJC du quartier depuis plusieurs années, il multiplie les projets. En 2005, il permet à l'atelier Green Way de se lancer. Ce documentaire est à ce jour son projet le
plus ambitieux en matière de vidéo.
Comment est né le projet du documentaire Entre dunes et bitume ?
En 2004, je suis parti à la découverte de l'Orientale avec l'association Mood Action Professor. Ce qui m'avait frappé, c’était la vision que les habitants avaient de la France. A la fois erronée, dans le sens qu’ils pensaient que la vie était simple et l'accès à notre société de consommation facile, mais aussi tellement vraie, car ils voyaient la France comme un pays de Liberté au sens large du terme. Evidemment, j'ai également voulu faire partager aux jeunes du chemin vert cette aventure humaine où les relations entre les personnes sont plus présentes qu'ici, où on a plutôt tendance à rester chacun chez soi. Et le documentaire me paraissait le meilleur moyen possible pour mieux faire comprendre les liens qui existent entre la France et le Maghreb.
Qu’est ce qui a été le plus compliqué dans l’aventure ?
Le fait de couper les jeunes de leur « milieu naturel » n'a pas toujours était évident. Surtout à Mengoub, petit village dans le désert où l'on trouve 50 habitants dans un rayon de 10 km ! Il n'y avait pas d'électricité (un groupe électrogène 2h par jour), l'eau était celle du puits. Malgré ces conditions difficiles les jeunes se sont adaptés en 2 jours.
Est-ce que les jeunes ont tout de suite adhéré au projet ?
Le challenge était de « vendre » un projet de documentaire aux jeunes lié à un atelier d'écriture plutôt qu'un voyage de centre de vacances. Evidemment, les jeunes se sont sentis d'abord en vacances mais le fait que ces jeunes étaient ciblés par leur pratique de la vidéo et les travaux d'écriture qu'ils effectuent à la MJC depuis au moins un an a permis de les intéresser facilement à la finalité du projet.
En tant qu’animateur, quelle était pour toi l’objectif de ce projet ?
Je pense que la découverte des cultures et le voyage est le meilleur moyen de prendre conscience du monde dans lequel on vit. L'esprit de tolérance et de solidarité se fait par la rencontre avec les peuples. Cela paraît une idée bateau mais tellement vraie.
As-tu ressenti un écart important entre l’objectif de départ et le montage final ?
Après avoir vu le documentaire dans sa version définitive, je n'ai quasiment trouvé aucun écart. Je pense que Côme a bien su retranscrire mon envie de départ. Je pense aussi que Côme a vécu une aventure comparable à celle que j'ai connue en 2004. J’espère que le public retrouvera également les émotions qui nous ont traversés durant ce voyage.
N'hésitez pas à réagir à cet article. Demain, un entretien exclusif avec Côme Destribois, le réalisateur du doc, sera publié.
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